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samedi 13 mars 2010 - 16:01
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Société | Dubernard demande un institut de la greffe de la main |

08/02/2010

Dubernard demande un institut de la greffe de la main

Dix ans après la première double greffe de mains au monde à Lyon, l’équipe chirurgicale souhaite montrer le succès de la transplantation après l’opération et souhaite pérenniser l’activité.

A l’époque, il s’agissait d’un exploit. Le 13 janvier 2000, une équipe de chirurgiens réussit à greffer deux mains à Denis Chatelier, alors amputé suite à une explosion d’une fusée artisanale. “Ce n’était pas une opération facile”, reconnaît le patient. Après l’opération, il travaille dur pour maîtriser ses nouveaux membres et retrouver la sensibilité du toucher. Il doit également prendre un traitement pour éviter le rejet des mains greffées. Dix ans plus tard, la transplantation a bien pris et il vit comme une personne ordinaire. “Je peux écrire, conduire et jouer à la pétanque. C’est une deuxième vie qu’on m’a redonné.” Comme Denis, quatre autres personnes ont subi avec succès une double greffe des mains, jusqu’à ce jour à l’hôpital Edouard Herriot. “Nous travaillons pour des personnes qui ont eu un accident grave. Avec deux mains coupées, ils ne peuvent presque plus rien faire. Nous devons donc les aider à redonner la vie”, explique le chirurgien lyonnais Jean-Michel Dubernard, qui a réalisé ses premières médicales.

Au vu de ce succès médical, l’équipe entend pérenniser l’activité. Elle souhaite la création d’un pôle spécialisé dans la greffe à Lyon afin de conserver une reconnaissance internationale. “Nous sommes candidats à un institut hopitalo-universitaire sur ce domaine, afin de former les jeunes d’après les connaissances que nous avons pu obtenir jusqu’à aujourd’hui”, déclare Jean-Michel Dubernard. Les chirurgiens espèrent notamment monter d’un niveau en réalisant des transplantations d’autres parties du corps comme les bras, le larynx ou le visage. Ils aimeraient également opérer des bébés en supprimant le traitement immuno-suppresseur. Pour le moment, ils expérimentent le procédé chez le porcelet.

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