L’élu écologiste a révélé qu’il avait acheté 50 actions de l’OL au moment de son entrée en bourse, ce qui lui a permis de saisir l’Autorité des marchés financiers (AMF). Une nouvelle occasion de bloquer le projet de l’OL Land.
Etienne Tête possède 50 actions qu'il a achetées peu de temps après l’introduction en bourse de l’OL Groupe, en octobre 2007 comme le révèle Le Progrès ce matin. Ce qui lui permet d’avoir accès aux informations comptables du club. Il a notamment repéré un document où Jean-Michel Aulas prévoyait l’ouverture de du Grand Stade pour 2011. Cette date de livraison étant repoussée à 2014, l’élu Vert se demande si le patron de l’OL n’a pas “sciemment” sous-estimé les difficultés de réalisations de ce projet et donc trompé les investisseurs. Lui-même relève avoir perdu 800 euros puisque ses actions sont passés de 50 à 7,32 euros. Du coup, il a saisi l’AMF pour trancher cette question. Ce qui a pour lui deux avantages. Soit l’AMF considère qu’il y a eu tromperie et Aulas pourrait être poursuivi. Soit ce document n’engageait pas vraiment Aulas et celui-ci peut accepter de renoncer à OL Land pour réétudier un aménagement de Gerland.
Cette attaque est bien sûr pour Etienne Tête une manière de poursuivre son combat politique contre ce projet de Grand Stade. Mais aussi l’occasion de répliquer à la décision de Gérard Collomb qui lui a retiré sa délégation fin décembre suite à ses critiques très dures sur les subventions votées à Euronews. D’autant que Tête reste persuadé que ce n’était qu’un prétexte pour lui faire payer son opposition à l’OL Land.
Ce n’est pas la première fois que Tête utilise la voie juridique pour se faire entendre. Il a même déjà un beau palmarès à son actif puisqu’il a réussi à faire annuler le contrat de construction et d’exploitation du périphérique nord signé par Michel Noir, alors maire de Lyon, avec le groupe Bouygues et cette infrastructure est ainsi redevenue publique. Il a aussi fait annuler la réélection de Charles Millon à la présidence du conseil régional suite à son alliance avec le FN en 1998.



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Féroce Français Libre