Jean-Pierre Vacher, directeur de TLM, était au Club de la Presse mercredi, pour évoquer l’avenir de la chaîne.
Un projet “construit sur les acquis éditoriaux, étendu sur une durée de cinq ans”. C’est ainsi que Jean-Pierre Vacher décrit le plan, censé sauver TLM de la faillite. Le directeur de TLM espère voir la chaîne “indépendante” arriver à “un équilibre économique d’ici fin 2012”. Pour réussir cet objectif, un seul mot d’ordre ; réduction. Réduction des charges (moins 900 000 euros prévus sur deux ans), de la surface des locaux (pour réduire les loyers) mais aussi des effectifs (7 personnes seront licenciées dont au moins trois journalistes). “Si on avait collaborés avec Jean-Michel Aulas, il aurait supprimé dix à quinze postes”, se défend Jean-Pierre Vacher, sur ce sujet sensible. L’équilibre ne sera donc atteint qu’au prix de nombreux sacrifices.
Côté finances, des investisseurs ont répondu présents pour combler le vide laissé par le groupe du Progrès (actionnaire à 60 % de TLM). Ils sont douze au total, dont l’Institut Mérieux, Toupargel... auxquels s’ajoutent des investisseurs à titre personnel comme Christian Barqui et Ludovic Bennein, tous deux présents aux côtés de Vacher. Le tour de table des investisseurs a déjà permis de lever 2 millions d’euros. Le directeur de la chaîne espère aller “jusqu’à 3 millions d’euros”.
Un LCI à la lyonnaise
Dés septembre, une nouvelle grille de programmation pourrait donc être mise en place, avec “une identité visuelle plus marquée”, pour “une plus grande interaction avec les téléspectateurs”, a-t-on expliqué. Jean-Pierre Vacher ne la cache pas ; il souhaite faire de TLM “une chaîne locale proche des chaînes nationales, avec une priorité au direct et des infos en continu”. Un LCI à la lyonnaise en quelques sortes.


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